ON A MARCHÉ SUR LA LUNE par SklabeZ

Quinze ! Quinze, c'est plus que sept et c'est moins que soixante-dix-sept.

Quinze ! Quinze ans,  pile-poil ce que j'avais quand je lisais les bédés du Sieur Hergé. Et puis, pas besoin de le faire en cachette puisque j’étais dans la plage d’âge autorisée, de sept à soixante-dix-sept ans. 

Hergé, eh ben ! on peut dire qu’il m’a fait rêver celui-là !

Tous ses albums m’ont emballé et je me suis bien régalé, mais s’il y en a un qui m’a encore plus marqué que les autres, c’est « On a marché sur la lune ». Il prend la suite de « Objectif Lune » qui a vu les préparatifs de la mission et le décollage de la fusée. 

Ça commence fort : « Allo, allo, ici la Terre… Fusée lunaire, répondez… Allo ? Allo ?... » Pas de réponse, ils sont tous évanouis depuis le décollage…

Il y a de tout dans cet album, du suspense et de l’angoisse, vont-ils se réveiller ?

Il y a des surprises. Les inséparables Dupont et Dupond qui se trompent d’heure et se retrouvent embringués dans cette affaire et obligent Tournesol à réduire la durée du voyage pour cause de pénurie d’oxygène.

Il y a des incidents. Les Dupont-d gaffeurs qui coupent le moteur principal et plongent la fusée en apesanteur provoquant une vraie pagaille.

Hergé nous montre ici son audace scientifique et ses talents de visionnaire. Il a écrit cet album en 1954 (Neil Armstrong ne mettra les pieds sur la lune que 15 ans après) et rien dans son récit n’est contraire à la logique scientifique.

Le Professeur Tournesol, innove dans cet album, il a maintenant un appareil auditif, ce qui le rend moins sourd que dans les albums précédents. Haddock, lui ne change pas, il est toujours aussi moqueur et annonce aux Dupont-d que le cirque Hipparque cherche deux clowns et qu’ils feraient très bien l’affaire. Il boit toujours autant et se permet même, après avoir retrouvé le whisky qu’il avait soigneusement caché à bord, de sortir de la fusée en route. Il voulait renter à Moulinsart !!! Grosse frayeur !

Tintin, lui, toujours égal à lui-même continue, avec l’aide de son fidèle Milou, d’anticiper tous les mauvais coups pour que l’histoire finisse bien.

Bon ! D’accord, je vous le concède, il n’y a pas de rossignol. 

Pour une fois, le Rossignol milanais, La Castafiore, la cantarice Bianca Castafiore ne figure pas dans cet album... Ce n’est que partie remise, elle reviendra dans les suivants.

5 commentaires:

  1. Mille millions de mille sabords !!... bravo Tintin !

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  2. On m'a offert un garde-clé - c'est Milou (mon favori) en costume d'astronaute. C'est sans doute de cet épisode ! :-)

    Joli souvenir, SklabeZ, et très bien raconté !

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  3. :) Dis donc c'est toi qui a donné l'impulsion pour adapter Tintin à l'écran non ? Sinon franchement ça aurait pu tant il y adu rythme, du suspens, des images ...! Un grand Bravo !

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  4. Beau souvenir bien raconté de tes lectures d'adolescent. Bravo.

    En plus, Tintin, ça me rappelle à puzzle de mille pièces que j'ai fait.

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  5. Merci Santoline, je dirais même plus "mille millions de mille milliards de mille sabords de tonnerre de Brest !"

    @ Joye Merci beaucoup ! J'adore ton "garde-clé", je te l'emprunte.

    @ Chris Merci. Je n'en tire aucun mérite, la part de l'enfant qui sommeille en chacun de nous est bien présente chez moi à travers Hergé.

    @ Anne-Ma Il faut dire que ce souvenir est savamment entretenu puisque - je n'ai pas honte de le dire - je m'y replonge de temps en temps quand la pression ou le stress de ma vie professionnelle deviennent trop prenants. J'ai en effet gardé tous mes albums d'enfant et je n'ai que l'embarras du choix.
    1000 pièces ! Whaouww !!! Comme tu es patiente ! Peut-être, un jour, j'essaierais aussi le puzzle.

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