Est-ce moi qui voyage ou la vie qui bondit ?
Quelle nourriture dans ton bruyant sillage
si ce n’est les sensuelles vibrations …
Est-ce moi qui piétine ou la vie qui rugit ?
Sur la crémaillère des jours, les dents d’acier
ont couché les espoirs vaincus …
Est-ce moi qui divague ou le temps qui s’enfuit ?
fugaces bonheurs qui défilent
sur le trottoir d’en face …
Qu’est ce que je possède au fond ?
pas même mes idées,
pas même ma raison
mais la vie qui chemine
indifférente,
roulis sur les rails
et noir de fumée …
J'aime beaucoup comment tu as choisi tes mots, j'aime beaucoup la forme qui souligne le sens...ralentissement...lenteur ? fatigue ? lassitude ? perte de courage ? Ou juste un arrêt naturel, parce qu'il faut bien que les trains s'arrêtent...
RépondreSupprimerLa suggestion est là, à nous de construire ce que nous voulons. C'est subtil et riche en même temps.
J'adore quand je retrouve un poème qui fait cela !
Bravo et un grand merci, Chris !
Quel beau commentaire que le tien qui souligne combien tu as ressenti ce que j'ai tenté d'exprimer ! Merci beaucoup Joye pour tes mots et l'espace ouvert ici
RépondreSupprimerOui,bravo, c'est un beau poème. J'aime beaucoup.
RépondreSupprimerJoli !
RépondreSupprimerJ'aime l'opposition entre d'une part, la chaleur et la légèreté des sensuelles vibrations et des fugaces bonheurs...
et de l'autre, la froideur et la sévérité implacable de la crémaillère des jours et ses dents d'acier.
Mais la vie qui chemine n'est-elle pas qu'une suite de contradictions, tout simplement ?
Tu l'exprimes si bien, Chris.