Bien que n’ayant pas envie de la remettre à la semaine des QUATRE jeudis, je n’allais pas non plus attendre CENT SEPT ans ni le TRENTE-SIX du mois pour vous narrer cette mésaventure qui m’est arrivée sur le vol Paris - San Francisco, la ville aux QUARANTE collines.
L’AVION est un Airbus TROIS CENT QUARANTE, une belle bête qui, je vous le donne en MILLE, doit bien coûter des MILLE et des CENTS. Le voyage, près de DOUZE heures non-stop, devrait quand même, bien se passer. Comme nous n’étions pas un vendredi TREIZE je n’avais aucune raison d’avoir le trouillomètre à ZÉRO. J’étais pourtant à CENT lieues de me douter que la suite me ferait souffrir MILLE morts.
Nous venons tout juste de décoller et je suis encore sanglé dans mon siège. Fatigué, d’avoir auparavant fait les QUATRE CENTS coups, je pense déjà à la récupération en espérant pouvoir dormir sur mes DEUX oreilles. Soudain, une angoisse ! Une crampe au mollet. Il faut à tout prix que je me dégourdisse les jambes. Je décroche ma ceinture et fait quelques pas dans l’allée.
Une hôtesse, la QUARANTAINE, tirée à QUATRE épingles, se précipite. NEUF fois sur DIX, dans une telle situation, le personnel des compagnies aériennes est assez tolérant. Pas chez Air-France ! Moi, je ne les aime pas beaucoup et je le leur montre bien. Elle se précipite vers moi et m’intime l’ordre de me rasseoir et d’attacher ma ceinture. Je fais la sourde oreille, elle appelle du renfort.
Ça ne fait ni UNE ni DEUX ! Comme UN seul homme, tous les stewards se ruent vers moi comme si j’étais l’ennemi public numéro UN. Ils sont nombreux, au moins TREIZE à la DOUZAINE. Il y en a un qui est haut comme TROIS pommes et un autre qui a la boule à ZÉRO.
VINGT dieux ! Ils n’y vont pas par QUATRE Chemins ! J’en suis resté comme DEUX ronds de flan.
Je reçois une gifle, une giroflée à CINQ feuilles en pleine figure, je vois TRENTE-SIX chandelles et me retrouve les QUATRE fers en l’air.
En moins de DEUX, je me retrouve ligoté, bâillonné, sauSIXsonné ! Le costard TROIS pièces tout chiffonné ! Moi qui m’étais mis sur mon TRENTE et UN !
Ils ne cherchent pas midi à QUATORZE heures et m’installent dans le sas entre DEUX rideaux, là où les hôtesses préparent les plateaux-repas. Je passe près de DIX heures dans cette inconfortable posture. Au moment du QUATRE heures, les hôtesses viennent grignoter en cachette. Certaines mangent comme QUATRE. Pas étonnant qu’elles soient laides comme les SEPT péchés capitaux !
Ma respiration est difficile et suis à DEUX doigts d’étouffer, il était moins UNE que je ne me retrouve à SIX pieds sous terre.
Arrivé à destination, VINGT-DEUX, v’là les flics ! Prévenus par l’équipage, les services de l’immigration viennent me cueillir. Contrôle poussé, entre QUATRE’z yeux. Tout est en règle. Place aux douanes, QUATRE pelés et UN tondu, rien d’anormal !
Drôle d’histoire ! Vais-je faire la UNE des journaux ? Je m’en moque comme de l’an QUARANTE.
Là, tu fais un sacré NUMÉRO sieur SklabeZ !
RépondreSupprimerBRAVO !
Merci Joye ! Tu es bien trop gentille !
RépondreSupprimerMoi je trouve que mon texte ne casse pas TROIS pattes à un canard ;o)
Ah non, je t'assure, on te doit UNE fière chandelle !
RépondreSupprimerEh bien ! quel voyage ! T'as bien failli avoir un zéro de conduite par Air France mais ça mérite bien un dix sur dix. :-) - Bravo.
RépondreSupprimerDu QUATRE-QUART pour tout le monde !
RépondreSupprimerJe te félicite en cinq sept !
RépondreSupprimerUne hôtesse TIREE à quatre épingles... ça doit avoir des heures de vol, non ?
RépondreSupprimer@Joye, @Anne-Ma & @Santoline. Merci de vos encouragements. Au risque de devoir vous décevoir et descendre de mon piédestal, je ne suis pas un homme de ZÉRO défaut, c'est clair comme DEUX et DEUX font QUATRE.
RépondreSupprimerFaut pas me le dire DEUX fois pour le QUATRE-QUART, je signe des DEUX mains, mais ce sera CINQUANTE CINQUANTE. Ou alors, un MILLE feuilles pour partager, d'accord les filles ! Avec DEUX doigts de porto, mais UN verre ça va, DEUX ...
@Vegas, des heures de vol ? Oui, sûrement, à mon avis, elle a dû brûler la chandelle par les DEUX bouts.
"...hôtesse TIRÉE à QUATRE épingles" j'avais hésité avant de la mettre celle-là, je me suis dit, j'en vois déjà UN qui va sauter sur l'occase ;-)
Bingo !
Nan ! je déconne, je ne dis pas que tu as un humour à DEUX balles, la preuve par NEUF, je suis plié en QUATRE ;-))))
Grand merci à tous, vous êtes formidables.
SklabeZ, tu ne t'es peut-être pas fait des ami(e)s à Air-France mais au moins on voit bien que tu n'est pas fâché avec l'arithmétique !
RépondreSupprimerMerci pour le comment, Joe.
RépondreSupprimerEn fait, j'ai une formation scientifique, mais je préfère jouer avec les mots, peut-être pour essayer de rattraper le temps perdu. Je suis en admiration devant ceux qui jonglent avec les mots, les rimes, avec bien plus d'aisance que moi.
En plein dans le MILLE pour AF. Je les trouve suffisants pour ne pas dire autre chose. Ils semblent avoir oublié la notion de Service Client, alors que dans les autres compagnies, même moins huppées, la courtoisie, l'amabilité et le service sont toujours irréprochables et non feints. Mais ce n'est que mon avis. Concernant l'histoire, elle n'est pas totalement inventée, ce n'était pas sur un Charlie-Frisco mais sur un vol vers Incheon (Séoul). Une véritable crise d'angoisse, genre claustrophobie. Jamais arrivé avant, jamais après non plus.