J’aime m’y sentir chez moi, très loin des va-et-vient
J’aime m’y attarder, en journée, en toute saison
J’aime aussi m’y installer la nuit, sans raison
J’aime cette belle voûte céleste, l’admirant dans le froid
J’aime les grands rideaux d’arbres qui ceinturent mon chez-moi
Qui aime l’arbre aime aussi les branches. Voilà pourquoi
J’aime ces branches qui m’abritent des regards et du froid
Un matin de nouveaux voisins sont arrivés
Le terrain attenant, se sont approprié
La bienvenue leur ai souhaitée et, très vite
Les travaux furent lancés par des gars en trois-huit
Quelques unes de mes branches semblaient les embêter
M’ont demandé si je voulais bien les tailler
Comme ils semblaient doués, un pacte leur ai passé
Charge à eux d’élaguer suivant leur volonté
Ne se sont fait prier, mes arbres ils ont rasés
Dépité et peiné, le destin m’a vengé
N’étaient plus protégés quand tempête s’est ruée
Leur mur est tombé et leur toiture envolée
C'est vrai ?...
RépondreSupprimerLes branches vont repousser... pas la charpente.
Matière à réflexion, ils ne les couperont plus.
J'aime la moralité de cette histoire !
RépondreSupprimerhttp://youtu.be/8rRCxRfpQk8
@ Santoline : Des gens qui n'aiment pas la nature, des manieurs de tronçonneuse et de désherbant qui veulent tout couper, tout bétonner, tout goudronner...
RépondreSupprimerMais ce n'est pas gentil d'en dire du mal. Ils ont fait comme si les arbres étaient à eux et ont depuis reconnu leur erreur, c'est déjà ça. Je crois qu'ils s'en souviendront. Je vais quand même les aider...
Il est vrai aussi que la tempête était particulièrement sévère.
@ Joye : Il y a toujours une moralité quelque part et c'est bien ainsi. Merci pour le lien, j'adore.
Dans la vie, il faut éviter de se faire scier... (O.K. je sors)
RépondreSupprimer@ Vegas
RépondreSupprimerC'est bien avoyé ! Tu ne manques pas de mordant.
Non non, reste, Vegas !
Oui, belle moralité. C'est une histoire qui t'est réellement arrivée ?
RépondreSupprimer@ Anne-Ma. Belle moralité en effet.
RépondreSupprimerOui, L'histoire est réelle, à un petit détail près, le mur est bien tombé et la toiture n'est partie qu'à moitié. La charpente est toujours là mais les ardoises sont disséminées un peu partout, certaines fichées comme des lames dans la pelouse (ça ne rentrait pas dans mon alexandrin) ;-)
La suppression du rideau d'arbres a créé un couloir dans lequel le vent s'est engouffré par effet Venturi. Leur maison était pile poil dans ce couloir.
Depuis, c'est le ballet des couvreurs et des assureurs.