"Le secret du changement, c'est de concentrer toute son énergie non pas à lutter contre le passé,
mais à construire l'avenir. - Socrate"
mais à construire l'avenir. - Socrate"
Elle se penchait sur ce qui lui
paraissait être le solde - un tout petit solde, une fin de stock de
mots, quelque chose d'un peu triste, d'un peu mélancolique, la fin des
mots.
Mais
elle regardait aussi son appareil photographique.
Des maisons se construisaient,
des vélos reposaient en haut des rues, les narcisses fleurissaient dans
les jardins d'Europe, les mots pouvaient bien bouder tant d'émotions à rendre, la couleur et la
lumière, elles, ruisselleraient toujours sur le monde, et il n'y avait
pas de raison pour que le monde ne continuât pas de parler à nos
oreilles, à nos yeux, de respirer, ou de fleurer bon la cerise et le
cuberdon, bref, la vie.
Elle pouvait bien pleurer sur le temps de la poésie et des mots, qu'importe, oui, qu'importe...
Si la couleur était là, au bout de l'objectif, dans la neige et le ciel gris, au détour d'une rue gelée, sur le front des maisons de bois peintes, chantournées, sculptées, chaudes, lumineuses, accueillantes, fumantes sur les pentes jumelles de leurs toitures...
J'aime beaucoup la poésie de ta prose.
RépondreSupprimerBienvenue chez nous, belle Pivoine !
J'aime beaucoup, vraiment!
RépondreSupprimerQue c'est joli, ça: " Des maisons se construisaient, des vélos reposaient en haut des rues, les narcisses fleurissaient dans les jardins d'Europe[...]"
Très joli texte et j'aime beaucoup : "...et il n'y avait pas de raison pour que le monde ne continuât pas de parler à nos oreilles, à nos yeux, de respirer ou de fleurer bon la cerise et le cuberdon, bref, la vie."
RépondreSupprimerBravo Pivoine :-)
Bonjour à vous trois, comme j'ai accédé au blog avec internet explorer, je vais voir si mon commentaire passe ! Ce serait une bonne nouvelle... Merci pour vos petits mots d'accueil et d'encouragement !
RépondreSupprimerUn regard plaisant et original à travers le prisme de ton appareil photographique...
RépondreSupprimerBienvenue à bord, Pivoine !
Rien ne se crée, tout se transforme mais si l'image remplace le mot l'essentiel reste que le monde continue de tourner, qu'il y ait de la couleur, de la musique et ce fameux temps des cerises !
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