1
Je ne fais pas preuve de morgue
Car je ne suis pas un cyborg
Mais j’ai plus de chaleur humaine
Que ce sinistre énergumène :
Je veux déclarer en exergue
Que je ne suis pas l’iceberg
Qui sema jadis la panique
Sur le paquebot Titanic
Je ne fais pas preuve de morgue
Car je ne suis pas un cyborg
Mais j’ai plus de chaleur humaine
Que ce sinistre énergumène :
Je veux déclarer en exergue
Que je ne suis pas l’iceberg
Qui sema jadis la panique
Sur le paquebot Titanic
Parmi les voiles que l’on cargue
Je suis un peu le subrécargue
D’une compagnie de poètes
Et de bateaux ivres de fêtes

Je suis un peu le subrécargue
D’une compagnie de poètes
Et de bateaux ivres de fêtes

2
Comme arguments à nos folies
Ou même à nos mélancolies
Nous avons bien peu d’arguties :
Notre adoration de Lucie,
La patronne des musiciens,
L’amour des mots neufs ou anciens,
Des maximes de Vauvenargues ,
Des formules folles qu’on largue.
Parmi les voiles que l’on cargue
Je suis un peu le subrécargue
D’une compagnie de poètes
Et de bateaux ivres de fêtes
Je suis un peu le subrécargue
D’une compagnie de poètes
Et de bateaux ivres de fêtes

3
Je ne monte pas sur les vergues
Pour déclamer du Lichtenberg ;
Plus qu’un pyrargue sur les voiles
Je suis le targui des étoiles,
Le flamant rose de Camargue
Et dans mes plus beaux jours je nargue
Tous ces fiers à bras qui refourguent
Leurs devises du Luxembourg
Parmi les voiles que l’on cargue
Je suis un peu le subrécargue
D’une compagnie de poètes
Et de bateaux ivres de fêtes
Je suis un peu le subrécargue
D’une compagnie de poètes
Et de bateaux ivres de fêtes

4
Seule chose dont je me targue
Sur les pas de Léon-Paul Fargue,
Je suis un piéton de la Terre
Abasourdi par ses mystères,
Par ses beautés de Sorgue, d’îles,
Ses escargots, ses crocodiles,
Ses fleuves, ses flots batailleurs,
Ses vents qui poussent vers ailleurs
Parmi les voiles que l’on cargue
Je suis un peu le subrécargue
D’une compagnie de poètes
Et de bateaux ivres de fêtes
Je suis un peu le subrécargue
D’une compagnie de poètes
Et de bateaux ivres de fêtes

Les photos de l'Etoile du Roy ont été prises à Saint-Malo le 9 mars 2014
Argh Matey !!! Il nous manque un air d'accordéon pour aller avec ce joyeux sea-chanty!
RépondreSupprimerBravo pour les rimes ainsi que pour le reste !
http://youtu.be/h60WaH0AZ64
Ton très beau texte, Joe, irait très bien dans les pages du "Petit navigateur illustré" dans lesquelles le mystère et les détails intrigants accrochent le lecteur!
RépondreSupprimerSi tu l'avais écrit plus tôt, beaucoup plus tôt(!), ton texte aurait pu être édité par A. Monnier, surnommée par ses intimes "Ti Monnier"...
Sourire d'Ep'
Bonsoir Joe... Je sens qu'ici le niveau de la poésie est digne des grands... bravo... amitiés, jill
RépondreSupprimerSuperbe armada !... à moins que ce soit l'arche de Noé ;)
RépondreSupprimerPetit doute : la patronne des musiciens ne serait pas Cécile ?
Gasp ! J'ai dû forcer sur le ratafia ! Mais j'ai des excuses voire une explication : dans ma chorale du lundi soir, la chef de choeur se prénomme Lucie. Et pour moi, c'est Sainte-Cécile personnifiée !
SupprimerMettons cela sur le compte "licence poétique" et n'en parlons plus ! Bravo quand même pour ta sagacité !
Contente de te retrouver Joe avec ce beau texte et ces photos de l'étoile du Roy.
RépondreSupprimerJ'avoue avoir appris deux mots, ce soir, grâce à toi. :-)
Ok, si c'est le ratafia... j'en prendrais bien une petite lampée !
RépondreSupprimer(c'est pas la sagacité, c'est ma fille... et elle est musicienne !!! ;)
Donc ta fille ne s'appelle pas Sagacité! Ouf! ;)
SupprimerContente de te retrouver Joe avec ce beau texte et ces photos de l'Etoile du roy et je découvre, grâce à toi, deux mots que je ne connaissais pas.
RépondreSupprimer:-)
Notre corsaire des rimes a si bien mené son trois-mâts carré qu'on n'a même pas eu le mal de mer ! ;-)
RépondreSupprimerBravo, Joe !