CAUCHEMAR par Vegas sur Sarthe

Dieu sait par quel hasard je vins à ce colloque
où un conférencier ventru et ventriloque
nous gava de discours, apartés, soliloques
quand je t'ai vue paumée et battant la breloque

Tu portais ce tailleur comme on porte une loque,
les oreilles plombées d'affreuses pendeloques
boudinée à tel point qu'on t'aurait crue en cloque
je ne t'avais encore jamais vue aussi glauque

Je voulais m'échapper, cherchant des rimes en loque
toi barrant le chemin, moi dans les starting-blocks
quand tu m'as réveillé d'un affreux cauchemar.

Me voici hébété, rouge comme un homard
retrouvant mes esprits, assis sur le plumard
tandis que mon amour, ma beauté, tu te marres...

4 commentaires:

  1. Vegas, tu ne cesses pas de m'étonner. Ni de m'épater. Bravo, bravo, bravo !

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    1. Mais jamais je n'aurais cru que tu me reconnaisses en tailleur.

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  2. L'affaire était bien mal engagée et je commençais à fris(sonnet).
    Heureusement que ce n'était qu'un cauchemar.
    Bravo Vegas !

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  3. Comment Vegas ? Toi aussi tu étais au colloque de Nancy ? Et tu n'as même pas cherché à saluer Joe Krapov ou Miss Map ? Mais c'est un véritable cauchemar, cela ! J'en suis encore tout sonnet !

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