PASTORAL par joye


 Les mots qui nous séparaient
Étaient forts comme des fils barbelés.
Chacun faisait saigner
Aux endroits tendres.
J'ai beau essayer de faire attention,
Mais à chaque fois que j'ai tendu
La main
J'ai eu pour ma peine
Une poignée de sang.


Je ne crois jamais ceux qui disent
Qu'ils ont pardonné,
Et encore moins ceux qui disent
Qu'ils ont oublié.
Je sais qu'ils en portent encore des traces
Comme des stigmates aux paumes.
Ce sont comme des bergers
Qui mentent 
À leurs brebis.

19 commentaires:

  1. Très juste- je suis de plein gré avec toi
    Les bergers mentent, c’est certain
    mais nous sommes assez fort (e) s pour trouver nous-mêmes la vérité
    L’oubli : jamais, mais chercher à comprendre le pourquoi : toujours
    bizzzzzz

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    1. Merci pour ta réponse tout pleine de sagesse, miss JAK.

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  2. Bonjour Joye... J'aime la photo de ces barbelés et ce que tu en dis... merci... JB

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    1. Merci, j'aime la photo aussi, par Pippalou chez MorgueFiles, site des photos gratuites.

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  3. Certes, il est difficile de pardonner et d'oublier mais la rancune et la rancœur nuisent au bonheur.
    Ton texte est piquant est beau comme la photo!
    Sourire d'Ep'

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    1. Intéressant. Il me semble qu'il y a beaucoup de gens qui parlent de la rancune lorsqu'il s'agit d'une simple constatation. Est-ce que la différence entre les deux dépend de qui est le berger qui est le brebis ? Je ne sais pas.

      Merci beaucoup pour ton commentaire, Épamine !

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  4. Pardonner aux autres n'est pas oublier
    Pardonner c'est peut être permettre à celui qui pardonne de passer outre et continuer son chemin.

    (Dis Joye, c'est usant de ne pas être un robot à chaque com ! :) )

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    1. Désolée, santoline, je ne comprends pas ce que cela veut dire "ne pas être un robot à chaque com'" ???

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  5. C'est le captcha ; code que l'on doit recopier avant la publication de chaque code (pour prouver que l'on n'est pas un robot, selon leur formule)

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    1. Oh ! Pardon ! Allez, je vais voir si je peux changer. Je hais les captchas aussi.

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    2. Voilà, est-ce parti, le stupide captcha ?

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  6. C'est un poème d'ouate et de verre... et de mercurochrome ! Dans la plaine où l'on se coupe il semble que la coupe soit pleine ! ;-)

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    1. Merci pour ta réponse, Joe.

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    2. J'aime quand tu écris de la poésie. "La poignée de sang", c'est tellement imagé. C'est ici que j'ai repensé à cette notion de l'oubli et du pardon. On peut dire : "je pardonne" et que ce ne soient que des mots, il est plus difficile de dire "je pardonne" avec ses tripes. peut-être n'y arrive-t-on jamais, dans certains cas, peut-être y arrive-t-on dans d'autres quand il y a eu un amour authentique (au moins d'une personne envers l'autre). Ainsi, j'ai pardonné à mon ex-mari le mal qu'il m'a fait, parce que je sais, d'abord que je lui en ai fait aussi, et ensuite parce que lui, je l'ai vraiment aimé. Mais ça ne veut pas dire que j'aimerais le revoir... Je me sens plus tranquille comme cela... Tout cela est bien compliqué !

      (Pivoine)

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    3. Oui, c'est compliqué et différent pour chacun et chacune d'entre nous.

      J'aime quand tu aimes quand j'écris de la poésie. Merci Pivoine !

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  7. Waouh, beau poème, Joye. Piquant mais beau, j'aime beaucoup. Bravo :-)

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    1. Cela me fait très plaisir que tu l'aimes, merci de l'avoir dit, Anne-Ma. ♥

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  8. Quand les mots qui séparent apposent leur griffe à l'encre de sang, on n'est pas près de les oublier.
    Joli poème, joye !

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