Pour la semaine du 9 mars

Un mot.

zeppelin

Une image.

Tableau par Leonid Afremov

Une citation.

Appréciez les choses qui sont plaisantes ; ce n'est pas le mal : il est la réduction de notre individu moral à l'esclavage par eux qui l'est. 
- Thomas Caryle

In extremis par Lilou

Nous sommes arrivés au lac Song Kul au Kirghizistan au milieu de l’après midi. Pour laisser reposer les mini bus nous avons fait une petite marche comme nous disait Macha, notre guide. Et ils en avaient besoin nos mini bus. Régulièrement tout au long de la montée qui donne accès au lac Song Kul, nous nous arrêtions et les chauffeurs brumisaient les moteurs pour les rafraichir un peu.
Nous nous sommes retrouvés seuls au milieu de nulle part. Une immensité verte autpur de nous… Nous marchions tranquillement sur le chemin ou dans les prés garnis d’une herbe rase, broutées par les troupeaux de moutons et de chèvres. On aurait dit de la moquette ; Nous avons pris la rive du lac ; Magnifique étendue d’eau qui gèle à 7 mètres de profondeur l’hiver. Les familles de Nomades s’installent dans cette immensité silencieuse dès le mois de mai, à la fin des grands froids et restent jusque fin octobre ; Ils redescendent dans les villes quand les chemins envahies de neige ne sont plus praticables et que les troupeaux ne trouve plus de nourriture suffisante.
Nous sommes restés plus de deux jours dans cette nature sauvage. Ca et là distantes de plusieurs kilomètres, les yourtes sont installées. Nous avons été accueillis comme des rois. A leur table des repas simples, du poisson du Song kul, des soupes, du beurre frais et des boules de fromage séché au grand air.
Le soir pas de veillées possible, la nuit tombe vite et pas d’électricité sous les yourtes… Alors les nuits sont longues.
Nous étions six dans notre abri ou brûlait un feu alimenté par les bouses séchées des d’animaux. Assez serrés, les uns contre les autres, je me suis retrouvée dans la nuit, alors que je cherchais mon téléphone portable pour voir l’heure, à caresser les cheveux de mon voisin. Anecdote qui fit sourire…
D’arbre nous n’avons pas vu et il ne faut venir ici pour des photos animalières d’écureuil ou de colibri.
Un sentiment de plénitude nous a envahis… Un repos total… Il a fallu faire plus de deux kilomètres pour rencontrer une autre famille de nomade… puis encore trois…  C’est alors que m’est revenue cette phrase :

L'harmonie invisible est plus belle que la visible. La nature aime se cacher. - Héraclite d'Éphèse

Carnets de Voyage…
Pour les photos voir ici…https://lilouphotos.wordpress.com/2015/03/08/carnet-de-voyage/

Ecureuil par JAK



J’étais un petit écureuil roux  et du haut de mon arbre, je vous regardais  terriens accapareurs

Vos noisettes devenaient de plus en plus contaminées à cause  votre esprit mercantile, mes dents s’en ressentaient,   j’étais devenu  édenté.

Vos arbres atteints de maladie à cause de la pollution atmosphérique ne pouvaient  plus me nourrir, ni leur feuillage me cacher,  je n’avais plus d’abri…

Alors je suis parti au fin fond d’un pays ou vivent des léopards solitaires retrouver un parent éloigné où il n’y a rien de pollué 

Mon cousin,  Tamia de Sibérie, qui habite quelque part en Sibérie, m’a offert le refuge sous sa yourte de roseaux fins et de laines colorées, ou je dors bien au chaud.

Ici on ressent le beau, le pur, le bon, sans avoir à y mettre des mots pour en parler. Tout est cohérent dans cette nature  qui nous appartient et à laquelle nous appartenons
et tous ensemble, on  respecte sa dignité intrinsèque  sans avoir besoin de grand discours écolo.

Mais pour combien de temps encre ?

J’entends, il me semble au loin des bruits de bulldozers

La nature aime se cacher par Bongopinot

Un petit écureuil tout beau 
    Sur son arbre s’est caché 
    La nature a donc son lot 
    De merveilles et de beautés 

    L'harmonie invisible est plus belle, 
    Plus belle que la visible insensible 
    La nature aime se cacher loin des ruelles 
    Pour exploser et s'imposer aux cœurs paisibles 

    Et une belle cabane dans un arbre 
    Une hutte faite de branchages 
    Une yourte à l'allure sobre 
    Pour une vie harmonieuse si sage 

    Ressentir la nature et rayonne mon cœur. 
    L'essentiel se compte en mille couleurs 
    Et pour voir l'univers et sa splendeur 
    Il n'y a nul place pour les rancœurs 

    Savoir regarder, apprécier, savourer 
    Toutes les choses tous les paysages 
    Pour un bonheur infini pour l'éternité 
    Se laisser aller et flâner avec les nuages

Gourmandise par Jacou

  • Yourte, tourte, courte, moi je mangerais bien un yaourt. 
Yaourt, yahou, sous un wigwam, avec un indien,  
Un indien qui élèverait des bisonnes pour le lait, 
Le lait qui fait aussi la mozzarella. 
  • La mozzarella est fabriquée avec le lait des bufflonnes. 
Les bufflonnes, on les élève en Italie, 
  • En Italie, on est loin de la Mongolie ? 

  • Pourquoi cette question ? Tu veux manger un yoghourt dans une yourte avec un mongol ? 
  • Non, parce que mon hamster est né là-bas. 
  • Où cela ? 
  • En Mongolie, enfin, je crois. C’est ce que l’on m’a dit. 
  • Mouais, c’est bien joli tout cela. Résumons. Si j’ai bien compris, tu veux manger un yaourt fabriqué au lait de bufflonne, sous un wigwam mongol.   
  • Pas du tout, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire ; j’ai voulu dire que l’harmonie invisible est plus belle que la visible. La nature aime se cacher. 
  • Arrête-moi, si je me trompe. Ton harmonie visible-là, c’est tous ces fromages que l’on invente, pour le plus grand plaisir des humains ; et l’invisible, c’est quoi, alors ? 
  • Tous les petits champignons microscopiques qui transforment le lait en ce yaourt, yoghourt délicieux, que j’attends toujours. 
  • J’ai bien quelques yaourts, mais pas de wigwam, et encore moins de yourte. 
  • As-tu une petite cuillère ? 

Coucou, beuh ! par Jill-Bill

Dans la Mongolie 
Un mongole lit 
Au creux de sa yourte traditionnelle 
Sa maison de nomade perpétuel 
Les propos d'un moine tibétain, 
(Tintin 
Un jour au Tibet 
Approuverait...) 
« L'harmonie invisible 
Est plus belle que la visible. 
La nature aime se cacher... » 
Tel ce sciuridé 
Filou 
Au panache roux 
Agile et belliqueux 
Si on touche grand dieu 
A son gland, à son chêne 
A qui il s'enchaîne 
Pour la vie ma parole 
Sentimental arboricole... 
« L'avez-vous vu bûcheron dites... ? » 
« Oui je l'ai vu l'ami Héraclite... !   
Nez en l'air dans ma balade 
Il m'a fait une oeillade 
Et aussitôt s'est enfui 
A la cime qui touche au paradis 
Me jetant cupule à la tête 
Arme redoutable de la bête... » 
Chacun ici bas son territoire 
Alors défense d'y voir 
De la bière de ce tronc 
C'est son logis à ce p'tit démon... 
Le bois de sapin 
Fera l'affaire pour le père Martin 
Décédé à sa table 
D'une omelette impardonnable !

Pour la semaine du 2 mars

Un mot.

yourte

Une image.

Photo par clconroy chez Morguefile.com

Une citation.

L'harmonie invisible est plus belle que la visible. La nature aime se cacher. - Héraclite d'Éphèse

Vos mensonges par Bongopinot

Vous qui mentez sans raison 
Et qui vous enterez dans vos bobards 
Difficile de sortir de vos illusions 
Dans vos sphères sous vos fards 

Vos mensonges vous font tourner en rond 
Allez, soyez donc astucieux et audacieux 
faites et prenez un cercle caressez-le 
Et il deviendra comme vous immoral et vicieux 

Pervers comme vos vies de tromperie 
Vous vous enfoncez dans vos mensonges 
Et vous buvez du xérès sans aucun ami 
Pour oublier, que vos calomnies s’allongent 

Vous allez finir par vous noyer 
Seul, loin de tout pour mourir 
Dans un lac, une mer de fumée 
Vous ne parviendrez plus à en sortir 

Repartez donc à zéro il est grand temps 
Devenez honnêtes revenez dans la réalité 
Soyez un peu plus joyeux et souriants 
Et retrouvez un bonheur franc oublié